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Histoire de Millac

Anciennement Meilhac. Le suffixe « ac-acum » caractéristique de l'époque gallo-romaine, signifie le lieu, le domaine (de, à) ; le radical pouvait être un nom commun, un adjectif, ou un nom propre. Ici la racine « meil » peut se rapprocher du celte « mel », moudre, moulin ; ou du comparatif latin « melius », mieux, meilleur. On peut aussi envisager que « mei » soit la contraction de « medi », au milieu de. Il est également possible d'y reconnaître un gentilice. Millac peut donc signifier « le domaine du moulin », ou « le meilleur lieu », ou « le domaine du milieu », ou encore « le domaine d'un certain Milius ».
Avec l'avènement des Carolingiens le système féodal se met en place, marqué par la hiérarchisation de la classe possédante : le territoire est distribué aux chefs de guerre, qui le partagent à leur tour, chaque propriétaire, ou seigneur, devant rendre hommage à celui dont il relève ; chaque parcelle de terre se trouve dans la mouvance d'une famille, d'un nom.

Les seigneurs de Millac

Jean de la Béraudière, seigneur de Rouet, la Motte-Beaumont, Sourches, arrive dans la région vers 1463, par son mariage avec Néomaye de Combarel, fille de Pierre de Combarel et de Huguette de l'Isle-Jourdain, dernière descendante de Boson de L'Isle.
De cette union naquit François de la Béraudière, qui reprit donc les titres de son père, et l'Isle-Jourdain (en partie) par sa mère. François de la Béraudière, épouse en 1499 jeanne Barton, fille du seigneur de Montbas. Ils eurent six enfants : René, le 2ème, fut seigneur de l'Isle-Jourdain.
Le 5ème : Marc de la Béraudière fut seigneur de Millac et de Mauvoisin, chevalier de l'ordre du roi, capitaine de 50 hommes d'armes, et servit de nombreuses batailles (d'après Beauchet-Filleau). Il épousa Renée du Chiron et eurent une fille, Jeanne qui épousa Philibert de Maroy (ou Marois), originaire d'Aunis, seigneur de la Grange et St Vivien. Leur fils Emery-Philibert du Maroy, seigneur de Millac et autres places, est cité dans les archives notariales de Me Chaigneau le 25 octobre 1665, pour avoir affermé « à moitié fruits la vigne de la Porte du château » aux frères Souil. L'acte précise qu'il demeure à cette date en son château de Millac. Voir l'article de Sébastien Jahan, « Relevé des minutes de Maître Chaigneau, Notaire de la Chatellenie de L'Isle-Jourdain (année 1665 » bull. du GRAHAIJ n°9, p. 42.
Parmi les autres familles puissantes, nous pouvons citer la famille du Châtenet, seigneur de Puyferrier, dont le Terrier parvenu jusqu'à nous est une mine d'informations sur la région au 15ème et 16ème siècle. La seigneurie de la Mondie appartenait aux Richard au 13ème siècle, puis aux de la Roche ; les Vaux, l'Age et Vernessac étaient entre les mains de la famille de la Porte depuis 1480 ; les du Chiron étaient seigneurs de la Roderie jusqu'au 16ème siècle. Tessereau, seigneur de Giverdan (Pressigny, Vrats et autres places) demeurait au bourg de Millac en 1613 « en sa maison noble de Pierrefitte » (Jhan, ibid).

Le château de Millac

Le château du bourg, représenté sur le plan napoléonien de 1835, avait probablement été construit, ou reconstruit à l'époque de Marc de la Béraudière, qui y demeure en 1601 ; le tracé au cordeau des douves l'entourant est typique du XVIIème siècle.
Ce château, acquis par la famille Corderoy après la révolution, était situé à l'emplacement de l'actuelleecole1 école communale. La grande bâtisse visible aujourd'hui, était le corps du logis. Elle fut la résidence de Jacques Junyen Corderoy, maire de Millac en 1877, conseiller général du canton en 1886, député de la Vienne en 1901.

Il vendit l'ensemble à la commune en 1886, après avoir fait combler les douves pour y installer l'école élémentaire et la mairie. M. Corderoy emménagea alors au château de Chalais qu'il avait fait construire.

L'hypothèse d'un château primitif près de l'église n'est pas exclue. Le côté ouest de la place domine une partie du village et suggère l'emplacement d'une motte féodale : la rue du cimetière, actuellement rue Corderoy, suivrait le tracé de l'ancien fossé.
Les symboles de la puissance seigneuriale (donjons, tours, murs d'enceinte ...) avaient du mal à rester debout après les siècles dévastateurs. Le choix de les reconstruire sur un autre emplacement s'imposait lorsque le développement du village et du cimetière près de l'église, rendait l'espace castral trop exigu. Par exemple à L'Isle-Jourdain, la tour de Calais près de l'église, siège de la Châtellenie, fut peu à peu abandonnée pour le château fort sur l'Ile. Après avoir choisi l'éperon rocheux pour asseoir sa puissance et se défendre, le seigneur préférait être protégé par l'eau.
Le démantèlement de l'ancien château de Millac a pu servir à la restauration de l'église : la tour du clocher, de même que le linteau de la porte d'entrée, surmonté d'un écu, ne présente pas les caractères d'un édifice religieux.

L'Eglise

 

eglise1L'église dédiée à Saint Gervais et Saint Protais, signe d'une implantation très ancienne, fut confiée à l'abbaye de Lesterps (charente) en 1180 et devint prieuré-cure.
La paroisse de Millac, dépendant du diocèse de Poitiers, s'étendait sur un vaste territoire qui encerclait L'Isle-Jourdain : St-Paixent et Chardes en faisait partie. L'église Notre-Dame de St-Paixent appartenait à l'abbaye de Mouthier-d'Ahun (Creuse) depuis le début du XIIème siècle. Elle était église priorale, mais les habitants des alentours, trop éloignés du bourg de Millac, en firent leur église paroissiale. La chapelle Saint-Thibaud, à la forêt, près de Millac, était aussi au Mouthier-d'Ahun.
Les contours de la paroisse subsistèrent après la révolution. St-Paixent fut définitivement détaché de la commune de Millac en 1857 : Millac perdit 210 habitants (Archives départementales recensement de population).

Sources :

Beauchet-Filleau, Dictionnaire Historique des Familles du Poitou, Tome 1, page 450.
Sébastien Jahan, Bulletin du GRHAIJ n°9, 1999, « Relevé des minutes de Maître Chaigneau, notaire de la Châtellenie de L'Isle-Jourdain (année 1665) », pages 41à 48.
Registres des délibérations municipales de Millac (archives communales)
Archives départementales de la Vienne (en ligne), recensement et registres paroissiaux.
Claude Garda, Bull. Du GRAHAIJ n° 8, 1998, page 71 « Trois visites pastorales en pays islois au XVIIème siècle ».
Terrier de Puyferrier, Répertoire des titres de la seigneurie de Puyferrier, Bibl.nat., ms

 

 

 

 

 

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